Pierre Dockès, professeur de sciences économique à l’université Lumière Lyon II : modérateur de conférence.

A rappeler, que la théorie ricardienne est issue d’Adam Smith, et qu’elle a eu un rôle extrêment important dans l’économie. En effet, deux grand courants se sont affrontés, les néoclassiques avec Ricardo et Marchal d’un côté puis de l’autre Marx, avec l’économie bourgeoise et la critique de l’économie politique. 

Les apports de Ricardo, sont (brièvement), la controverse, monétaire, autrement dit la politique monétariste ; celle des valeurs ayant des conséquences longues sur l’économie du pays ; les crises économiques, crise sectorielles n’ayant pas lieu au niveau de la surproduction d’un produit étant donné que l’offre crée sa propre demande ou encore les coûts comparatif du commerce extérieur, fondateur de la division du travail.

-          André Orléan, insiste bien sur le fait que Ricardo soit un économiste politique anglais, liant les facteurs de production c’est-à-dire que le capitale salaire est utilisé pour acheter les salariés ; un processus d’accumulation du capital. Mais comment celui s’accumule-t-il ? Ricardo nous explique donc que c’est par le biais de trois facteurs capital : la terre, le travail, et le capital (machine) ; et qu’ainsi le taux de profit est l’équivalent du taux d’accumulation soit le niveau d’emploi équivalent au taux de croissance.

1-      La théorie de la valeur de Ricardo, Pourquoi les marchandises ont-elles de la valeur ? question qui est au centre de l’économie politique, car toute économie tend à une théorie de valeurs pour son pays. Ricardo tend à distinguer la valeur d’usage qu’est l’utilité du bien pour les individus et la valeur d’échange qu’est le rapport du produit avec ceux du monde, du commerce extérieur → deux axes indépendants l’un de l’autre.

Ricardo a souvent utilisé l’exemple de l’eau et de l’air : il y a une déconnexion de la valeur de l’utilité et de l’échange entre ceux-ci, pouvant être indépendant l’un de l’autre.

2-      Il explique que les marchandises doivent être comptables au niveau de leur valeur d’utilité pour rentrer dans le domaine de l’économie. Mais ainsi que valent-elles au niveau des échanges mondiaux ? il nous montre, qu’une modification d’un salaire ne modifie pas la valeur des biens, ainsi Ricardo travail en fonction de la qualité de travail essentielle pour produire ce-dernier. Il y a une différence entre les deux valeurs (utilité/échange) c’est bel et bien le temps de travail passé sur la marchandise qui en déduira son prix.

→ Il relie le travail au taux de profit réalisé par l’entreprise.

 

-          J.Boyer, la théorie monétaire de Ricardo

1-      L’influence de Ricardo,

En 1809, Ricardo n’a que 37 ans et il intervient déjà au niveau de la critique sur la politique monétaire mise en place. 

Celle d’Adam Smith se base sur les principes suivant, Ricardo envisagera la sienne différemment, c’est pour cela qu’il va se permettre de critiquer la politique monétaire.

Smith :

La monnaie est liée au crédit de la société

 

 

Besoin de l’économie → crédits → monnaie

 

 

Banking school, Institutionnaliste, Keynésianisme

 

Ricardo :

La monnaie est dissociée du crédit

Monnaie → niveaux général des prix

Currency school, Quantitativisme, Monétarisme

 

2-      Monnaie et marchés

La monnaie est dissociée des crédits, elle génère des marchandises, des biens sur un marché monétaire et un marché de changes.

3-      Le marché des changes

Basé sur la variation des prix de l’or et de l’argent, sur le mécanisme des prix, des flux d’espèces « gold specie flow mechanism ». Il met en relief, 

La baisse de la valeur de l’or

Hausse de la demande de l’or pour exporter

Hausse des prix de l’or

Baisse du taux de change

 

Système opposé diamétralement à Thorton, qui lui met en avant le mécanisme des taux de changes d’entrée et de sortie de l’or.

4-      Le « currency board »

L’or sort du pays pour assurer le crédit demandé par les banques, le crédit étant un déficit commercial ; toute émission de billet pour demande d’échange d’or créé une diminution de celui-ci en contrepartie.

-          Gilbert Faccarello, le commerce international selon Ricardo

1-      L’héritage théorique

Petits rappel de ses éléments économique principaux :

  • Explication des échanges internationaux
  • Gains tirés de ces échanges
  • Approche d’une doctrine de la balance du commerce, du travail
  • Approche française des théories de la liberté du commerce → stabilise les prix, permet l’optimum
  • Doctrine humienne, version quantitative de la monnaie
  • Variante de Smith sur la théorie des avantages absolus, du travail

 

2-      Qu’apporte-t-il à l’économie ?

Principe des avantages comparatifs (1817) en fonction du prix relatif le moins élevé. Pas de coût de marchandise réel, mais en revanche c’est le coût de marchandise produite et ce qui est donné en échange qui contribue à son prix.

→ Tous les pays se spécialisent

3-      Généralisation de sa démarche

Reprise dans sa globalité de ses éléments :

  • Chiffre du carré magique interprété comme des coefficients techniques
  • Pour la détermination des prix d’équilibre il est nécessaire d’intégrer le facteur demande

Et au niveau de l’ouverture des échanges entre les pays, il relève:

  • Un sens des échanges internationaux
  • Les gains tirés par ceux-ci

 

4-      Problème d’interprétation

On découvre que Ricardo, utilise un vocabulaire obscurs lorsqu’il met en place ses démonstrations, de plus que quelque uns de ses paragraphes sur le marché extérieurs sont douteux. En effet, il y a, à un moment donné,  des doutes  sur la paternité des principes de Ricardo, qui auraient été écrit par James Mill du fait de l’écriture utilisée et de l’incertitude des propos  non adapté à Ricardo.

5-      Nouveau regard sur Ricardo

Il raisonne sur l’économie ouverte ? Il n’y a aucune considération des pays en autarcie, de plus il effectue un raisonnement au niveau micro-économique et les prix sont exprimés en fonction du prix de l’or.

6-      Quel message à faire passer au jour d’aujourd’hui ?

Un simple rappel sur le fait qu’il base son économie au niveau du commerce international, à une politique monétaire basée sur le dynamisme des avantages comparatifs et que l’étude des prix, des spécialisations et des gains tirés proviennent des échanges internationaux.

Le profit  ne se détache pas du facteur travail, l’économie l’incorpore comme quelque chose de naturel.